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Cleventia

Comparatif

Cleventia ou le module analytique de votre logiciel de compta

Votre logiciel de comptabilité sait probablement gérer des axes analytiques, des sections et des ventilations automatiques. La question légitime est donc : pourquoi ajouter quelque chose au-dessus ? La réponse tient moins à la ventilation elle-même, que ces modules font correctement, qu’aux quatre pièces qu’un contrôle de service fait réclame et qu’une comptabilité, par construction, ne produit pas. Le point de bascule n’est donc pas la qualité du paramétrage analytique, c’est le périmètre de ce qu’un plan comptable sait tenir.

Le comparatif poste par poste

CritèreCleventiale module analytique du logiciel de comptabilité en place
Ventilation d’une charge sur plusieurs axesFaite au même endroit, avec la clé et sa note de méthode attachéesBien gérée, c’est le cœur du module analytique
Période d’éligibilité distincte de l’exercicePortée par l’opération, contrôle automatique de la date d’acquittementL’exercice comptable fait foi, la période de l’opération n’est pas connue
Plan de financement et postes du financeurPostes du plan de financement suivis en parallèle des comptes de chargesSections analytiques libres, sans lien avec le découpage attendu au bilan
État de temps passé signéLien personnel mensuel, signature, contresignature, archivage horodatéHors périmètre, aucune comptabilité ne fait signer les salariés
Note de méthode des clésGénérée et datée à partir des clés effectivement appliquéesLa clé existe dans le paramétrage, le document opposable n’existe pas
Rattachement pièce à pièceNumérotation continue et liasse indexée par numéro de lignePièce rattachée à l’écriture, pas au numéro de ligne du bilan d’exécution
Reste à justifier par financeurCalculé à chaque clôture mensuelle, avec alerte sur les dépenses inaffectéesSe déduit à la main en rapprochant les notifications et la balance analytique
Restitutions attendues par les financeursDossier de contrôle de service fait, Cerfa 15059, gabarits du département et de la régionBalance et grand livre analytiques, à retravailler dans un tableur
Comparaison réel contre forfaitLes deux montants calculés côte à côte sur les mêmes écritures, avant chaque bilanSimulation à monter soi-même, hors du logiciel

Un axe analytique n’est pas une opération cofinancée

Une section analytique porte un code et reçoit des montants. Une opération cofinancée porte une convention attributive, des avenants, une période d’éligibilité qui commence rarement le 1er janvier, un plan de financement découpé en postes, des cofinanceurs avec leurs taux d’intervention, et une liste de salariés affectés avec leur quotité prévisionnelle. Le module analytique connaît le code, il ignore tout le reste, et c’est ce reste que le service instructeur contrôle.

La différence se voit sur un cas banal : une facture acquittée le 15 janvier pour une prestation de décembre. Comptablement, elle appartient à l’exercice clos. Au regard de l’opération, tout dépend des règles d’éligibilité de la dépense et de la période conventionnée. Un module analytique n’a aucune raison de poser cette question, il n’a pas la période en mémoire. Un dispositif de justification la pose à l’import, et signale la ligne.

Les quatre pièces que la comptabilité ne produira pas

La première est l’état de temps passé signé par le salarié et son responsable hiérarchique. Aucun logiciel de comptabilité ne fait signer un salarié, ce n’est pas son métier. La deuxième est la note de méthode datée qui rend la clé opposable : le paramétrage contient bien un pourcentage, mais un pourcentage dans un paramétrage n’est pas un document justificatif.

La troisième est le tableau des dépenses numéroté en continu, avec ses pièces nommées selon leur numéro de ligne. Une comptabilité rattache la pièce à l’écriture, ce qui est un autre référentiel et impose un retravail complet avant le dépôt. La quatrième est le suivi du reste à justifier par financeur, qui suppose de connaître les montants notifiés, les versements reçus et les taux d’intervention, informations qui vivent dans les conventions et non dans le plan comptable.

Le module reste utile, il change simplement de rôle

Rien de tout cela n’invite à débrancher le module analytique. Il produit le fichier des écritures comptables qui alimente la justification, il reste la référence pour la révision et pour l’annexe, et il sert au commissaire aux comptes. La ventilation analytique dans la comptabilité et la justification des financements ne se contredisent pas, elles se relaient.

L’organisation qui fonctionne consiste à laisser la comptabilité faire ce qu’elle fait bien, enregistrer et ventiler, et à poser au-dessus la couche qui manque : période d’éligibilité, plan de financement, états de temps passé signés, note de méthode datée, liasse indexée. Aucun changement de logiciel comptable, aucun changement de cabinet, un import mensuel et des règles d’affectation reprises d’un exercice sur l’autre.

Quand l’alternative reste le bon choix

Le module analytique suffit si votre seul financeur accepte une balance analytique comme justification, si aucun salarié n’est partagé entre plusieurs activités, donc si aucun état de temps passé n’est à faire signer, et si votre période d’éligibilité coïncide avec l’exercice comptable. C’est le cas de certaines subventions de fonctionnement locales, sous le seuil qui déclenche le compte rendu financier. Ajouter une couche de justification serait alors payer pour des pièces que personne ne vous demandera.

Le verdict

La ligne de partage est nette : votre comptabilité répond à la question de la nature de la charge, un dispositif de justification répond à celle de son affectation prouvée à une opération conventionnée. Dès qu’un contrôle de service fait est au programme, les quatre pièces manquantes deviennent décisives, et aucun paramétrage analytique ne les produit. En dessous, gardez ce que vous avez et documentez vos clés à part.

Questions frequentes

Faut-il dupliquer la saisie entre la comptabilité et l’outil de justification ?
Non, et ce serait le pire des montages. Le fichier des écritures comptables et les journaux de paie sont importés tels quels, chaque mois, quel que soit votre logiciel. Les règles d’affectation apprises sur un exercice se reprennent sur le suivant. La saisie reste unique, en comptabilité, et la couche de justification ne fait que la lire et l’enrichir des informations conventionnelles.
Que faire des ventilations analytiques déjà paramétrées ?
Elles servent de point de départ aux règles d’affectation. Si une section analytique correspond déjà à une opération cofinancée, la correspondance est établie une fois et reprise ensuite automatiquement. Ce qui est ajouté, c’est la période d’éligibilité, le plan de financement, les cofinanceurs et la base écrite de chaque clé, éléments qui n’ont pas d’équivalent dans un paramétrage comptable.
Notre cabinet tient la comptabilité, cela change-t-il quelque chose ?
Non. Le fichier des écritures comptables est demandé au cabinet une fois par mois, dans le format qu’il produit déjà, et le journal de paie suit le même chemin. Le cabinet peut recevoir un accès en lecture pour consulter la ventilation analytique et le détail des fonds dédiés, ce qui réduit ses demandes de justificatifs complémentaires au moment de la révision annuelle.

Cleventia ou le module analytique de votre logiciel de compta

La ligne de partage est nette : votre comptabilité répond à la question de la nature de la charge, un dispositif de justification répond à celle de son affectation prouvée à une opération conventionnée. Dès qu’un contrôle de service fait est au programme, les quatre pièces manquantes deviennent décisives, et aucun paramétrage analytique ne les produit. En dessous, gardez ce que vous avez et documentez vos clés à part.